De Rys à Reys
Une famille et un nom en mutation
Le XIXe siècle ne fut pas une époque de ruptures brutales, mais de changements constants. La famille Rys s'est adaptée à son temps, sans jamais renier ses racines. Ce qui avait commencé à Dottignies s'étend aujourd'hui sur plusieurs villages et régions.
C'est dans l'un de ces villages, Espierres, que Jean-Baptiste Rys épousa Fideline Briez le 9 novembre 1868. L'auteur de cet acte de mariage était loin d'imaginer que son élégante calligraphie entraînerait un changement de nom définitif quatre ans plus tard. Le 13 novembre 1872, le maire de Kooigem, Henri Glorieux, dut établir un acte de naissance pour Jean-Baptiste, le benjamin de l'union de Jean-Baptiste Rys et Fideline Briez. On ignore pourquoi il n'en fut pas de même pour ses deux sœurs aînées, Maria Zulma et Emma, mais Henri Glorieux fonda son acte d'état civil sur les actes de mariage des deux parents. Un certificat de mariage qu'il avait lui-même rédigé en lettres élégantes quatre ans auparavant. Il avait inscrit le nom RYS avec tant d'élégance dans la marge de gauche que, le 13 novembre 1872, il confondit la fioriture du « R » initial avec un « e » et écrivit REYS à la place. Le mal était fait, et l'histoire du nom de famille REYS était née.
Le nom de famille RYS perdurera également à travers tous les neveux et nièces de Jean-Baptiste.