Jean-Baptiste Rys
Né au siècle du progrès
Jean-Baptiste Rys naquit le 3 janvier 1841 à Dottignies, deuxième enfant et premier fils de Joseph Rys et d'Amelia Josepha Gahide. Il grandit au XIXe siècle, un siècle marqué par des mutations rapides : industrialisation, nouvelles technologies et mobilité croissante de la population.
Pourtant, le quotidien des familles comme celle de Jean-Baptiste restait avant tout rude et rythmé par le travail. Le luxe et la sécurité étaient rares.
Enfance et premières responsabilités
Jean-Baptiste grandit avec sa sœur aînée, Catherine, et son frère cadet, Léopold. La famille vivait simplement et il apprit très tôt la valeur du travail. L'instruction était limitée, mais le savoir-faire pratique et la discipline étaient essentiels à la survie.
Plus tard, on le décrivit comme un simple ouvrier, une expression qui en disait peu sur le prestige, mais beaucoup sur la persévérance et le dévouement quotidien.
Mariage et fondation de la famille
Le 9 novembre 1868, Jean-Baptiste Rys épousa Fideline Briez, née le 16 août 1838 à Espierres. Ce mariage réunit des familles originaires de la région frontalière entre le Hainaut et la Flandre-Occidentale.
Jean-Baptiste et Fideline fondèrent ensemble une famille nombreuse. Leur union posa les fondements de nombreuses générations de familles Reys/Rys, disséminées à Dottignies, Kooigem et dans les environs.
Père d'une famille nombreuse
Plusieurs enfants naquirent de leur union, notamment :
- Maria Zulma Rys (née en 1869)
- Emma Rys (née en 1870)
- Jean-Baptiste Reys (né en 1872)
Plusieurs petits-enfants suivirent, faisant de cette famille une famille unie et nombreuse.
Subvenir aux besoins d'une famille aussi nombreuse exigeait des efforts considérables. Jean-Baptiste travaillait dur, souvent dans des conditions difficiles, pour faire vivre les siens.
Vivre dans un monde en mutation
Jean-Baptiste a vécu à une époque où le monde était en pleine mutation :
- Le chemin de fer reliait les villes et les villages.
- La photographie faisait son apparition.
- Le téléphone et l'électricité se sont progressivement implantés.
- De nouvelles idées sur le travail et la société ont émergé.
Pourtant, la vie restait précaire pour la plupart des travailleurs. La protection sociale était minimale et la maladie ou un accident pouvait rapidement plonger une famille dans la misère.
Deuil et vieillesse
La vie de Jean-Baptiste a également été marquée par le deuil. Il a perdu ses parents successivement, puis son épouse Fideline Briez en 1915, et a vu l'Europe replonger dans la guerre en 1914.
La Première Guerre mondiale a éclaté alors qu'il était déjà âgé. Bien qu'il ne combattît plus, il en a ressenti les conséquences au sein de sa famille et parmi ses proches.
Mort et sens
Jean-Baptiste Rys est décédé le 6 juillet 1919 à Dottignies, à l'âge de 78 ans. Il a été témoin de la fin de la Première Guerre mondiale et de l'avènement d'un nouvel ordre mondial.
Par son fils, Jean-Baptiste Reys, la lignée familiale se perpétue au XXe siècle, à travers une période de guerre, de reconstruction et de modernisation.
Conclusion
Jean-Baptiste Rys incarne la force tranquille de sa génération.
Pas de grands discours, pas d'actes héroïques, mais une vie de travail, de responsabilité et de dévouement à sa famille.
Son histoire fait le lien entre le monde du XIXe siècle et l'époque contemporaine.